FR_Collaborateur Futur

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Il est, aujourd’hui, indéniable que l’Internet-of-Things (-les objets et équipements connectés), la robotique, l’impression 3D, l’intelligence artificielle ou encore la réalité augmentée sont autant d’enjeux à prendre en compte pour rester compétitifs et innovants.

Mais l’innovation dans l’entreprise ne concerne pas uniquement les technologies de production.

Elle doit être pensée dans une logique de transformation organisationnelle si l’entreprise veut attirer et retenir les talents de demain, ceux qui seront au cœur même de l’Industrie du Futur.

La première transformation, qui s’est amorcée avec l’évolution des usages et le BYOD – Bring Your Own Device –, concerne la transformation du poste de travail. Aujourd’hui, la mobilité est poussée à son paroxysme : l’utilisation de ses propres outils (smartphones, tablettes, ordinateurs) s’est généralisée et le principe du télétravail est de plus en plus accepté par les entreprises (7 entreprises françaises sur 10 selon une étude du cabinet Wrike). D’ailleurs, nombreuses sont les entreprises qui ne proposent plus de bureaux « fixes » à leurs collaborateurs mais des espaces de travail évolutifs selon leurs besoins et leur présence dans les locaux laissant ainsi une libre part aux outils collaboratifs qui facilitent la productivité et la cohésion d’équipe : visio-conférence, messagerie instantanée, etc. Cela se ressent également d’un point de vue de la formation avec la démocratisation des MOOC – Massive Open Online Course – et du e-learning sur lesquels les entreprises s’appuient pour la formation continue de leurs collaborateurs.

Bien entendu, la technologie participe également à cette évolution via la transformation des outils.

La réalité augmentée et les objets connectés permettent, par exemple, aujourd’hui de projeter le système d’information de l’entreprise sur n’importe quelle surface autre qu’un ordinateur, smartphone ou encore tablette.

Par ailleurs, les nouvelles générations, qu’elles soient Y, Z ou milléniales, cassent les codes actuels des entreprises. Elles sont en recherche d’une organisation dont le modèle repose sur celui des startups leur laissant libre part à la créativité, à la force de proposition et au management participatif. Elles ont aussi soif d’indépendance. La plupart d’entre elles ayant pu bénéficier de programmes Erasmus ou d’années de césure à l’étranger, ont un appétit naturel pour le travail à distance leur permettant d’être des travailleurs nomades et de mieux appréhender leur équilibre personnel/professionnel par rapport aux générations précédentes.

Là encore, l’entreprise doit répondre au mieux pour se démarquer de ses concurrentes et attirer ces jeunes avec un rayonnement attractif et ouvert aux technologies. Un baromètre publié récemment par l’établissement de formation des ingénieurs des Arts et Métiers montre d’ailleurs que les lycéens associent de plus en plus l’industrie aux technologies et aux startups. D’où la nécessité pour l’entreprise de se mettre en mode « agile ».

Ces transformations ont un impact sur le poste de travail et l’infrastructure informatique de l’entreprise. Ceux-ci tendent, eux-aussi, à se transformer pour évoluer vers des environnements de travail « décentralisés » ou « virtualisés » grâce au Digital Workplace : lieux et appareils adaptés aux nouveaux usages, croissance du SaaS et du Cloud pour améliorer les processus de mises à jour des applications et systèmes d’informations, maitrise de la sécurité IT et gestion des licences utilisateurs. De plus, l’expérience utilisateur prend une place de plus en plus prépondérante en étant la pierre angulaire à tout projet de transformation numérique pour que l’entreprise reste compétitive mais aussi puisse attirer, fidéliser des talents et créer de l’engagement.

La présence du numérique dans l’exécution des processus métier des entreprises n’ira qu’en s’accentuant avec le développement de technologies toujours plus poussées. Le besoin en compétences techniques, technologiques et la nécessite de recruter des profils ayant la capacité à travailler en perpétuelle réactivité seront au cœur des préoccupations RH de l’entreprise. En parallèle, l’entreprise devra mettre à disposition de ses collaborateurs des outils et technologies innovants facilitant l’exécution de leurs tâches afin de leur permettre de renforcer leur engagement.

La transformation numérique impulse une nouvelle dynamique pour les organisations. Celles-ci se transforment dans leur ADN même. Il est probable que d’ici les 15 ou 20 prochaines années, la majorité des collaborateurs seront des collaborateurs nomades. Certaines activités seront ainsi en partie ou entièrement robotisées et les actions ne pouvant l’être seront effectuées par une majorité de « digital workers ». L’entreprise n’existera peut-être plus en tant que « noyau » mais sera une organisation ouverte, pluricellulaires où chaque membre sera indépendant. Là encore, elle devra s’appuyer sur des outils de gestion capables de s’adapter à ces nouveaux processus et modes de fonctionnement.

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