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Expert Produit IFS Applications d’IFS France, Gilles Bourquard explique que si les solutions de GMAO doivent assurer les tâches “classiques” d’aide à l’optimisation de la maintenance, leur succès sera total que si elles s’intègrent dans l’ensemble de l’entreprise ; cela ne passera que par l’adoption d’un langage commun et une simplicité d’utilisation.

Quelles sont les problématiques des industriels en matière d’organisation et tout particulièrement d’outils GMAO ?

Les enjeux portent sur l’amélioration de l’efficacité opérationnelle entre différents sites, l’optimisation des coûts de maintenance, la diminution des arrêts imprévus, l’augmentation de la durée de vie de l’ensemble des équipements, la gestion du cycle de vie des équipements, l’amélioration de la fiabilité de la production, la planification des ressources, l’optimisation des stocks, le suivi de la conformité, la gestion des contrats, des garanties, des services… La liste est longue. La généralisation de l’utilisation d’un outil de GMAO implique une standardisation des règles et des pratiques, et l’adoption d’un langage commun pour la maintenance par toute l’entreprise.

Plus globalement, à quelles grandes tendances du marché ces problématiques correspondent-elles ?

Il s’agit tout d’abord de trouver le bon équilibre entre la maîtrise des coûts de maintenance, les investissements et les revenus générés. Il faut pour cela disposer des bons outils d’analyse pour connaître les paramètres de disponibilité, qualité et production des équipements (taux rendement synthétique).

La vision de la maintenance préventive doit être dynamique et, dans le souci d’une optimisation permanente des coûts de maintenance, une démarche d’analyse critique des défaillances et de leurs causes doit être réalisée enclenchant un cercle vertueux (RCM : Reliability Centered Maintenance).

Et en ce qui concerne la sous-traitance ?

Une sous-traitance de spécialité ou une externalisation participeront à la rationalisation des coûts. Un travail à réaliser sera proposé via un portail aux sous-traitants référencés qui se positionneront sur l’appel d’offre. Les prestataires auront accès aux documents techniques et rendront compte de l’exécution de leur mission.

La chaîne logistique doit présenter un niveau de performance suffisant pour mettre à disposition les pièces détachées en temps et en heure en respectant un niveau de service et adapté aux articles concernés selon leurs paramètres de cycle de vie, de coût, de fréquence…

Quels sont les verrous technologiques à lever pour répondre aux attentes des responsables maintenance ?

Nous devons faciliter la collecte des informations opérationnelles en mettant à disposition du client des outils simples et faciles à utiliser et l’intégration des différentes sources de données ; il faudra être capable en particulier de s’intégrer au système de production et au système de supervision (SCADA) via des protocoles d’échanges normalisés. Il est également important de raisonner en termes de vision globale et de proposer une solution qui intègre au maximum les données de la maintenance dans ses aspects de pilotage et dans un outil de RCM.

Nous devons faciliter la collaboration avec les partenaires par la mise à disposition de portail collaboratif pour une communication accélérée et une circulation des informations sans barrière. Enfin, un réapprovisionnement pertinent des pièces de rechange doit pouvoir s’appuyer sur des algorithmes statistiques puissants et divers avec des techniques de calcul en mémoire pour une réactivité forte.

Enfin, quelle place occupe la mobilité dans le développement de nouveaux produits et, surtout, dans le travail quotidien des professionnels de la maintenance ?

La mobilité va dans le sens de la facilité d’utilisation et de la simplicité. Elle peut accélérer la formation du personnel ; la cohérence des fonctions permet aux nouveaux utilisateurs de se familiariser rapidement avec les nouveaux programmes.
La mobilité facilite une optimisation continue des interventions sur le terrain par une distribution temps réel des bons d’intervention, une remontée des pannes, une accélération des prises de décision.

Les informations techniques sont mises à disposition des intervenants sans intermédiaire. L’assurance qualité et ses outils mobiles permettent l’inspection des équipements et le signalement en temps réel des fiches de non-conformité avec la prise de photo pour documenter le cas.

Outre ses avantages évidents dans la logistique de stock grâce à l’intégration des mouvements de stock, un terminal mobile peut intégrer des applications de cartographie ou les applications métiers spécialisées d’un fabricant.Dans le domaine du service, on trouvera des dispositifs de signature et de questionnaire de de satisfaction. Enfin, l’usage de technologies proche des attentes des consommateurs fait naître une nouvelle génération de techniciens.

Propos recueillis par Olivier Guillon,
Pour PRODUCTION MAINTENANCE – OCTOBRE 2014

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