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IoT (Internet of Things) est le dernier des acronymes à la mode dans une industrie qui aime inventer des acronymes en trois lettres, à des fins marketing. David Essex, Rédacteur en Chef pour la société TechTarget, est l’un de ces journalistes informatiques ingénieux, qui pense qu’il faut « appeler un chat un chat ». Lorsqu’il suggère alors dans l’un de ses articles que le terme IoT est peut-être l’un des acronymes les plus « marketés » du moment, on ferait peut-être bien de l’écouter.

« Adwords, le programme de publicité en ligne de Google, indique qu’en 2014, le nombre moyen des recherches mensuelles pour l’expression « Internet of Things », a presque triplé par rapport à l’année 2013 », note Essex. « Le mois dernier [décembre 2014, ndlr] a enregistré 135 000 recherches, comparé au mois de décembre 2013 qui enregistrait déjà un nombre impressionnant de 49 500 recherches. L’autre jour, une recherche sur Google a généré plus de 20,7 millions de résultats. Et en ajoutant le terme « IoT » à la recherche « Internet of Things », les résultats dépassent les 29 millions. À eux seuls, les sites Web de TechTarget ont publié plus de 10 000 articles, conversations et définitions liés à l’Internet des Objets. »

« Sans s’éterniser sur le sujet, 2014 a été l’année qui a connu un véritable battage médiatique de l’Internet des Objets, et non seulement ce sujet a atteint des sommets, mais il a aussi véritablement dépassé la réalité avec des argumentations sans fins. Rarement dans l’histoire de l’informatique tant de choses ont été dites, alors que si peu a été fait. »

L’IoT est-il réel, ou est-il le simple produit d’un matraquage marketing ? Comme tout journaliste qui produit à tour de bras des articles marketing, je dois dire que j’adore utiliser mes TLA (Three-Letter Acronym – acronymes en trois lettres, en français), mais je m’interroge lorsque quelqu’un comme David Essex m’annonce que ce n’est que de la poudre aux yeux.

Le reste de l’article d’Essex mérite d’être lu, et je pense que nous devons appuyer un instant sur le bouton pause, pour nous demander s’il existe la moindre substance dans la rhétorique IoT.

Ce mois-ci, dans le podcast IFS Radio Network (podcast en anglais), nous aurons l’opportunité d’assister à un cours virtuel complet sur l’IoT, depuis la définition même du concept, à la réalité de l’Internet des Objets dans le monde des logiciels dédiés à la gestion des services.

Rick Veague, le Directeur Technique d’IFS North America, évoquera comment un logiciel pour la gestion de la production industrielle fait de l’IoT depuis des décennies en collectant simplement les données des blocs de commandes électroniques. Mais en même temps, je pense qu’il se passera un certain temps avant que mon réfrigérateur puisse commander tout seul ma boisson préférée quand je suis à court. Andrew Lichey et Jorgen Rogde, Directeurs Produit IFS Applications, expliqueront notamment comment les imprimantes peuvent commander automatiquement des consommables, et la façon dont l’IoT peut être utilisé pour faire des économies dans le cadre de la location d’équipements.

Ecoutez le podcast et découvrez comment l’Internet des Objets peut nous faire gagner de l’argent. Et n’hésitez pas à nous faire part de vos impressions…

David Essex a-t-il raison ?

L’IoT est-elle la technologie la plus marketées du moment ?

Connaissez-vous d’autres exemples d’objets connectés dans la vie réelle ?

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