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Une expérience grandeur nature vient d’avoir lieu aux Etats-Unis et va sans doute marquer une étape décisive en matière de développement des voitures autonomes.

“A quoi ressemblera une usine, demain ?” est le titre d’un grand dossier de l’Usine Nouvelle. Il ne s’agit plus de parler d’ “Usine du futur” mais bien d’ “Usine de demain”. Réalité augmentée, impression 3D, robotique, objets connectés, intelligence artificielle sont autant de technologies qui nous rapprochent, chaque jour un peu plus,  du “futur” tel qu’on pouvait l’imaginer dans les films de science-fiction d’il y a une dizaine ou une vingtaine d’années.

L’intelligence artificielle est, plus particulièrement, celle qui fascine et affole.

Un récent sondage, à l’initiative du site d’informations technologiques CLUBIC et auquel 4 753 internautes ont répondu, a mis en exergue que l’intelligence artificielle est perçue comme un programme autonome, capable d’apprendre et de reproduire le fonctionnement du cerveau humain. On parle bien de programme car cette technologie repose uniquement sur des algorithmes et du codage.

L’un des exemples les plus concrets d’application de l’intelligence artificielle dans notre quotidien est très certainement l’assistant personnel que l’on retrouve dans les smartphones et tablettes, à l’instar du très poussé SIRI (iPhone), ou encore  Google Now (Android) et Cortana (Windows Phone). Ces trois applications répondent, de manière sérieuse ou insolite, à nos questions et nous envoient divers contenus liés à nos centres d’intérêts.

Mais il existe des formes d’intelligence artificielle encore plus poussées. Longtemps, les détracteurs de l’intelligence artificielle ont avancé le fait que cette dernière ne pourrait jamais toucher certaines prérogatives du cerveau humain, et notamment sa capacité créative. On parle ici du “Protocole de Riedl”, du nom d’un professeur américain qui a établi qu’un ordinateur serait réellement intelligent le jour où il pourra créer une œuvre artistique considérée comme faisant indéniablement appel à l’intelligence humaine. Or, de plus en plus d’exemples et expériences récents semblent effectivement valider le fait qu’un ordinateur est désormais capable de créativité.  Et donc capable d’intelligence, au sens le plus “humain” du terme. Dans un registre plus léger, c’est également tout l’objet du film “I, Robot” d’Alex Proyas sorti en 2004.

Quel est le dénominateur commun au chef Watson d’IBM qui créé des recettes de cuisine originales et à l’ordinateur de la Queen Mary University qui conçoit des tours de magie inédits, deux expériences récentes qui repoussent les limites de l’intelligence artificielle ?
La nécessité de traiter un très grand nombre de données, condition incontournable de l’auto-apprentissage qui est lui-même le préalable indispensable à la créativité. Et ce n’est pas un hasard si les progrès récents accomplis par l’intelligence artificielle sont concomitants de l’avènement du Big Data.

Imaginons cette créativité dans l’entreprise. Elle apporterait une vraie valeur ajoutée dans l’aide à la prise de décision ; ce qui sera fortement bénéfique pour les industries. Technologiquement, cela est déjà possible grâce à des technologies existantes et maitrisées liées au Big Data et à l’analyse prédictive. Du point de vue Métiers/Usages,  elle se matérialiserait par une assistance intelligente ultra-personnalisée pour les collaborateurs.

Il s’agit là de l’étape suivante au déploiement d’une stratégie d’Internet-of-Things et de l’évolution des postes de travail. The-internet-of-things_v2_005699

En effet, associée à un objet connecté, l’intelligence artificielle peut décupler les performances des collaborateurs en leur apportant une assistance et une complémentarité sur des technicités, processus, réglementations ou encore sur le choix de produits grâce à la masse de données de l’entreprise et les moyens technologiques à sa disposition.

Tous les métiers de l’entreprise peuvent ainsi être concernés par cette technologie. Elle peut se concrétiser par des fenêtres d’écrans apparaissant de manière suggestive pour gérer la prise de rendez-vous. Cela peut également consister en une fonction automatique de saisie des comptes rendus exprimés vocalement par les techniciens lors d’intervention. Il peut, de plus, s’agir de vérifier les incoterms avant l’envoi d’un chargement à l’étranger ; traduire automatiquement des documents d’une langue à une autre ; obtenir des informations supplémentaires sur la volatilité ou spécificité d’un produit et de son assemblage avec un autre dans le secteur de la production ; s’assurer des bonnes conditions de stockage d’un lot dans un entrepôt, etc.

Le collaborateur bénéficie alors d’un gain de temps sur certaines tâches de travail et peut monter en compétences en apprenant grâce aux informations données par la solution déployée.

A chaque nouveau cycle d’innovation, il existe une part de craintes et de doutes. Il est normal que l’intelligence artificielle provoque certaines peurs. Mais si nous nous concentrons sur demain et non dans un futur assez lointain, ces peurs n’ont pas vocation à être fondées. En temps voulu, les gouvernements et différents organismes de règlementations mettront un cadre autour des pratiques relatives à cette technologie. Mais à court terme, l’intelligence artificielle, utilisée et déployée comme un support aux collaborateurs permettra aux entreprises d’être plus performantes et plus innovantes. Elle représente un réel progrès technologique si elle est associée à une stratégie de gestion des Big Data et d’analyse prédictive, stratégie déjà mise en place dans de nombreuses entreprises ayant entamé leur transformation digitale. D’autant plus que les assistants personnels de nouvelle génération promettent d’aller plus loin en anticipant les demandes des utilisateurs.

2 Responses to “Pourquoi Bill Gates ne devrait pas avoir peur de l’intelligence artificielle”

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