Planning methods: Which method is recommended for your manufacturing business?

par   |    |   7 minutes  |  in Agilité d'entreprise, Industries, Service Management, Technologie   |  tagged

Selon une étude mondiale d’IFS, la majorité des entreprises manufacturières ont commencé à s’appuyer sur l’exploitation de leurs données pour accélérer leur transformation digitale.

IFS, l’éditeur de solutions de gestion d’entreprise, présente les résultats du volet « Industrie manufacturière » de son étude Digital Change Survey. Ceux-ci montrent que ce secteur utilise un large spectre de technologies numériques pour soutenir son développement mais que le manque de compétences, les freins au changement et la réticence à collaborer avec des consultants externes, restent encore de forts enjeux à surmonter.

Le changement par la servitisation

 

Le passage stratégique d’une offre exclusivement composée de produits manufacturés à la création de nouveaux services par le biais de la servicisation(proposition de nouveaux services autour du produits) est un facteur clé et indispensable dans une démarche de transformation digitale. 68% des professionnels interrogés pour cette étude déclarent que la servicisationest soit « bien établie et génère déjà des revenus » soit « en cours de développement et est soutenue par les dirigeants de l’entreprise ». Cependant, près d’une entreprise manufacturière sur trois n’a toujours pas tiré profit de la servicisation.

 

« La servicisationdans le secteur de la production s’explique, en partie, par des pressions concurrentielles mais aussi parce que les clients sont de plus en plus exigeants aussi bien en termes de prestations de services que de rapidité des délais », commente Antony Bourne, Vice-Président Global Industry Solutions chez IFS. « Les entreprises qui n’ont pas encore adopté un modèle basé sur le service perdent des sources de revenus et de nouveaux leviers de développement de leurs offres. Pour répondre efficacement aux besoins et exigences croissants de leurs clients, les industriels doivent compresser leurs délais de mise sur le marché en réduisant au maximum la durée entre la conception d’une idée jusqu’à sa commercialisation. Les nouvelles technologies numériques peuvent aider à mettre en œuvre une telle démarche. »

 

A la différence d’autres secteurs où la transformation numérique est considérée avant tout comme un levier de performance, les fabricants industriels y voient davantage un levier commercial. Près de 37% des répondants identifient « l’accélération de l’innovation » comme un moteur de changement – plus que dans les autres secteurs – et 32% citent « la différenciation concurrentielle » comme l’un des autres cinq principaux facteurs. Ces deux éléments peuvent être considérés de manière presque comparable à des facteurs organisationnels plus communs tels que « l’efficacité des processus internes » (40%) et « la réduction des coûts » (33%).

Un secteur numériquement mature

 

L’industrie manufacturière s’appuie largement sur les nouvelles technologies pour accélérer sa croissance. 83% des répondants estiment ainsi que le rapport au digital dans leur entreprise est « activé », « exploratoire » ou « amélioré ». Aucun d’entre eux ne se positionne dans la catégorie « naissant. » Les entreprises nord-américaines sont en avance comparées au reste du monde avec 55% qui s’identifient dans les catégories « amélioré » ou « optimisé » contre 29% en Europe et 21% en Asie Pacifique.

 

Cependant, c’est ce secteur d’activité qui arrive en dernière position en matière de financement. 84% des fabricants déclarent ainsi que celui-ci est « adéquat » ou « avantageux » et 12% qu’il est « excessif » – situation qui ne se retrouve pas dans les autres secteurs sondés. L’étude montre clairement que les entreprises de l’industrie manufacturière n’allouent pas toujours un budget de manière efficace ou rentable au déploiement des nouvelles technologies.

 

Une transformation culturelle

 

Par ailleurs, l’étude met en lumière des barrières culturelles qui peuvent entraver les efforts de transformation digitale des entreprises, en particulier l’ouverture et la volonté de partager avec des partenaires. Près d’un tiers (31%) des répondants déclarent qu’ils souhaitent accroître leur collaboration avec des tiers notamment dans « l’après-vente / évaluation », « logistique / approvisionnement », « gestion des ventes et des offres » qui sont cités comme domaines clés. 57 % des entreprises assurent avoir un très fort niveau d’intégration en interne et entre leurs différents services mais la collaboration à l’externe présente un axe palpable d’amélioration.

 

Un manque de compétences à combler

 

La servicisationoffre de nouvelles opportunités pour les collaborateurs dont les missions exclusivement centrées sur des tâches de production. Cependant, près d’un quart (23%) des personnes interrogées affirment que le manque de compétences et de talents est un frein au changement. L’ « intelligence artificielle & robotique » et la « business intelligence » sont les deux domaines qui requiert le plus de compétences.

 

49% des interrogés citent « l’aversion au changement » comme la plus grande des barrières à la transformation digitale. Il y a donc un enjeu considérable pour les entreprises de mieux communiquer sur le fait que la servicisation et le déploiement de machines peuvent créer de nouveaux emplois. Néanmoins, 71% des répondants prennent, en parallèle, des mesures proactives pour renforcer les compétences de leurs talents et 29% cherchent à en recruter de nouveaux.

 

Un manque de données exploitables

 

Le « Big Data & Analytics » est identifié comme la principale technologie numérique dans laquelle investissent les entreprises. Cependant, seulement un quart (26%) d’entre elles exploitent efficacement leurs données pour accélérer leur innovation. Il semble que la majorité des entreprises doivent encore trouver comment elles peuvent tirer avantage de leurs données. 58% d’entre elles déclarent qu’elles « commencent seulement à les exploiter, que cela commence à avoir un impact positif sur leur démarche d’innovation mais ne présente pas encore un avantage concurrentiel. »

 

Accélérer la transformation digitale

 

Par ailleurs, des signes montrent que les entreprises manufacturières se tournent vers l’automatisation – qui a été identifié comme l’une des technologies les plus disruptives dans l’industrie – et de nouvelles façons d’exploiter leurs données pour rester compétitives et innovantes. Près de la moitié des répondants (55%) ont déjà adopté la fabrication intelligente

 

Plus de la moitié des répondants (55%) ont déjà opté pour la fabrication intelligente, et 26% prévoient de le faire d’ici deux ans. Pour rester en tête de la concurrence, les entreprises devront accélérer leur adoption de la transformation numérique, et les tierces parties peuvent y contribuer en apportant les compétences et les ressources dont elles ont grand besoin. Quelque 81% des répondants du secteur manufacturier affirment que « les fournisseurs tiers actuels de l’entreprise sont équipés pour répondre aux besoins numériques futurs. » Le rapport révèle que les fabricants voient leurs partenaires jouer des rôles clés dans « l’organisation et les opérations numériques », « l’analyse des performances et les rapports » et « la stratégie numérique. »

 

A propos de l’étude IFS Digital Change Survey

Commissionnée par IFS, IFS Digital Change Survey évalue, à l’échelle mondiale, la maturité de différents secteurs industriels en matière de transformation digitale. Elle a été menée par le cabinet d’analyses Raconteur auprès de 750 décideurs des industries de l’oil & gas, aviation, construction, production et des services industriels. 16 pays ont été pris en compte : Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Suisse, Allemagne, France, Norvège, Danemark, Pays-Bas, Espagne, Pologne, Inde, Chine, Japon, Australie et la région du Moyen-Orient.

150 répondants du secteur manufacturier ont participé à l’étude.

Pour consulter l’étude dans son intégralité : IFS Digital Change Survey

 


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